95 g/km de CO2 : ce que cela va changer pour vous

Plus que toute autre entité, l’Union Européenne s’est engagée dans une course à la réduction des émissions des voitures vendues sur son territoire. Pour marquer un grand coup, un seuil vient d’entrer en application, celui des 95 g/km de CO2.

Des sanctions financières disproportionnées ?

Ce fameux seuil des 95 g/km de CO2, tout le monde en a entendu parler, sans forcément savoir à quoi cela correspond. Pour faire simple, la combustion d’un litre d’essence sans plomb rejette 2,3 kg (soit 2 300 g) de CO2 et celle de la même quantité de gasoil, 2,6 kg de CO2. Ainsi, une voiture qui consomme 5 l/100 km produira 11,5 kg de CO2 sur cette distance, soit 115 g à chaque kilomètre parcouru, si elle fonctionne au sans-plomb et 130 g/km de CO2 s’il s’agit d’une Diesel. Par une règle de 3, on obtient donc, pour satisfaire à ce fameux seuil des 95 g/km, à une consommation moyenne de 4,1 l/100 km pour une essence et 3,7 l/100 km pour une Diesel. Ces données doivent être celles obtenues lors des tests d’homologation de chaque modèle.

Le marché automobile étant trop divers pour que chaque voiture atteigne ce seuil, l’Union Européenne procède à une moyenne des rejets émis par les autos vendues par un groupe durant une année. Ainsi, certaines marques, telles que Porsche ou Lamborghini, ne sont pas directement pénalisées car elles font partie du groupe Volkswagen. Si l’on prend l’exemple d’un groupe vendant 2 voitures en 2020, l’une rejetant 90 g/km de CO2 et l’autre 120, la moyenne de ses rejets sera donc de 105 g/km.

En 2021, l’Union Européenne appliquera des amendes aux constructeurs qui auront dépassé ce fameux seuil moyen de 95 g/km. Celle-ci sera de 95 € par gramme de dépassement (95 € pour une moyenne de 96 g/km, 190 € si elle est de 97 g/km…) à multiplier par le nombre de voitures sur le territoire de l’Union entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020. Le cabinet PA Consulting s’est ainsi risqué à faire des projections sur le montant des amendes qui attendent chaque groupe, et les montants donnent le tournis : 4,5 milliards d’euros pour le groupe Volkswagen, 2,46 milliards pour FCA… Même un bon élève comme Toyota devraient avoir à s’acquitter de 18 millions. Quant aux Français, ils devraient devoir payer environ 1 milliard chacun. Pour certains groupes, ces montants risquent de dépasser celui du bénéfice réalisé, surtout après l’impact de la crise du Covid-19. C’est-à-dire qu’ils se retrouveraient dans le rouge juste à cause de ces amendes. On comprend donc qu’ils fassent tous de très gros efforts pour échapper à ce couperet.

Une offre bouleversée

Pour les constructeurs, chaque voiture émettant plus de 95 g/km de CO2 vendue est désormais un danger financier. Ils vont donc désormais tout faire pour que celui-ci baisse. L’étape principale consiste donc à mettre sur le marché de plus en plus de modèles vertueux et à convaincre les automobilistes d’opter majoritairement pour ceux-ci. Ainsi, depuis le début de l’année, on voit fleurir des offres alléchantes touchant les modèles hybrides et électriques. Par exemple, Kia propose son e-Niro, 100% électrique, à 49 €/mois jusqu’à la fin du mois de juin. A ce tarif, il faut toutefois compter sur le nouveau bonus écologique de 7 000 € et sur la prime à la conversion. Le constructeur coréen fait tout de même un cadeau sur ses propres deniers d’un montant de 3 000 € alors que, l’an dernier, ce modèle s’achetait sans la moindre remise, même après négociation avec le concessionnaire. Dans le même ordre d’idée, Renault propose la Zoé contre 79 €/mois, sans apport autre que le bonus et la prime à la conversion, ainsi que son premier véhicule hybride rechargeable, le Captur e-Tech plug-in Hybride, contre 199 €/mois, sans apport, sans déduction du bonus écologique mais en tenant compte des 5 000 € de prime à la conversion. Nul doute que ce genre d’offre va d’ailleurs se multiplier dans les prochaines semaines.

BMW iX3

Pour attirer un maximum de clients, le nombre de voitures « propres » va d’ailleurs continuer à se multiplier. Chez les Français, on attend la Citroën C4 électrique. Nos voisins ne sont pas en reste avec deux modèles de la gamme ID chez Volkswagen, la version de série de la Seat El-Born, la nouvelle Fiat 500 électrique, deux nouvelles Audi e-tron, la Mercedes EQ3, le BMW iX3… Ce sont toutefois les hybrides qui devraient attirer le plus les acheteurs. Depuis quelques mois, rares sont les nouveautés à ne pas proposer de telles variantes, qu’il s’agisse de full hybrid (Renaut Clio e-tech, Toyota Yaris), d’hybrides rechargeables (Peugeot 3008 et 508, VW Golf VIII) ou même d’hybridation légère (Seat Leon, Suzuki Vitara et S-Cross). Seul hic concernant ces dernières, elles ne suffisent généralement pas à passer sous la barre des 95 g/km de CO2. Ainsi, la Seat Leon 1.5 eTSI 150 ch DSG émet 133 g/km de CO2, le Suzuki Vitara Boosterjet Hybrid 128 g/km et le S-Cross Boosterjet hybrid 127 g/km. L’électrique rebutant encore de nombreux automobilistes, l’hybride rechargeable apparait donc comme la meilleure solution à court terme. Ainsi, un Peugeot 3008 HYbrid4 à quatre roues motrices et développant 300 ch est homologué à 29 g/km. Mais cette technologie induit des prix de vente élevés : une Toyota Prius hybride rechargeable vaut quasiment 8 000 € de plus que l’hybride simple.

Le dernier levier sur lequel peuvent agir les constructeurs, c’est donc de réduire, voire supprimer, les tentations. Et ce sont les versions sportives qui en font les frais en priorité. Il est ainsi d’ores et déjà acquis que les Peugeot 208 GTi et Renault Clio R.S. ne seront pas renouvelées, de même que le concept Cupra Ibiza, qui annonçait une version imminente et turbulente de la petite espagnole, ne passera finalement pas à la série. Sa cousine, la Volkswagen Polo GTI (200 ch et 138 g/km de CO2) vient d’ailleurs de passer à la trappe. On peut également imaginer que les prochaines Peugeot 308 et Renault Mégane se passeront d’une version sportive, tout du moins avec un moteur thermique. Dans cet esprit, Cupra a déjà présenté 4 déclinaisons de sa nouvelle Leon, dont une hybride rechargeable. De même, la nouvelle Volkswagen Golf proposera d’emblée, à partir de la rentrée, trois versions sportives : une essence (GTI de 245 ch), une Diesel (GTD de 200 ch) et une hybride rechargeable (GTE de 245 ch).

Des habitudes qui vont changer

Le quotidien des automobilistes sera, lui aussi, bouleversé par ces nouveaux objectifs. On le remarque depuis plusieurs mois déjà en concession, où nombre de commerciaux ont, semble-t-il, reçu des consignes pour vendre davantage de voitures « vertueuses » mais aussi de diriger un maximum de clients vers le… Diesel. Pourtant, depuis presque 5 ans, celui-ci était vu comme le mauvais élève de la classe automobile, accusé de tous les maux possibles en matière de pollution. Mais voilà, à puissance équivalente, ce type de motorisation émet moins de CO2 qu’une essence. Par exemple, une Renault Mégane 1.5 Blue dCi 115 ch n’émet « que » 117 g/km de CO2, contre 134 g/km pour le 1.3 TCe 115 ch. Sur un Peugeot 3008 de 130 ch avec boite automatique, l’écart est de 16 g/km entre les 1.2 PureTech et 1.5 BlueHDi. Dans ces deux cas, le gain sur l’amende sera de 1 615 € et 1 520 € par exemplaire immatriculé. Si l’on tient également compte du fait que les constructeurs ont une marge plus confortable sur le Diesel que sur l’essence, on comprend davantage encore leur nouvelle politique.

Ces nouvelles sanctions financières pourraient également aider, en partie, à remettre la berline sur le devant de la scène. A motorisation équivalente, un SUV, plus lourd et moins aérodynamique, est en effet homologué avec des rejets de CO2 supérieurs : 129 g/km contre 141 g/km pour les versions 1.2 PureTech 110 des Citroën C3 et C3 Aircross (1 140 € d’amende en moins pour la berline) ou encore 119 g/km contre 127 g/km pour les versions 1.5 EcoBlue 120 ch des Ford Focus et Kuga (760 € d’amende en moins pour la berline). Les entreprises françaises commencent d’ailleurs déjà à délaisser les seconds sous la pression de la TVS (Taxe sur les Véhicules de tourisme de Société). Côté particuliers, en revanche, la pression du malus écologique ne semble pas encore suffire à les faire se détourner de ces autos à la mode.

Pour aider à convaincre les automobilistes, le Gouvernement a augmenté le bonus bénéficiant aux voitures électriques vendues moins de 45 000 € (7 000 € au lieu de 6 000 €) et réattribué une aide aux hybrides rechargeables qui en étaient privées depuis fin 2017 (à condition qu’ils soient facturés moins de 50 000 €, soient capable, selon le cycle WLTP, de parcourir au moins 50 km en tout-électrique et émettent 50 g/km de CO2 au maximum). Dommage que cette volonté de « verdir » les achats de voitures neuves des Français ne soient pas accompagnée d’un coup de pouce sur les modèles fonctionnant au bio-éthanol ou au GPL. Dans le premier cas, cela aurait probablement incité les constructeurs à mettre des versions FlexFuel à leurs catalogues (il n’existe aucun modèle équipé ainsi d’origine depuis l’arrêt du Ford Kuga de deuxième génération, il y a quelques mois). Dans le second, cela aurait permis de remettre en lumière un carburant moins émetteur de CO2 (110 g/km de CO2 contre 118 g/km pour une Renault Clio 1.0 TCe, 126 g/km contre 138 g/km pour un Dacia Duster 1.0 TCe 100) et tombé aux oubliettes depuis qu’il ne profite plus d’aucun bonus écologique.

23 réflexions au sujet de « 95 g/km de CO2 : ce que cela va changer pour vous »

  1. encore une véritable claque à l’automobiliste, pauvre crétin de toutes ces mesures; l’ électricité va aussi etre taxée, ne serais-ce que par le prix du paiemnent des recharges, à moins de trouver des bornes et d’attendre le temps nécéssaire; Bonjour les temps de trajet en voiture électrique. Si je fais un Paris-Marseille ou un Paris-Toulouse, en électrique, je ne suis pas pret d’y arriver … Ensuite quelle est la pollution des voitures électriques au recyclage ? OU VA TOUT cet ARGENT récolté ? Bref, rien de résolu, mais toujours plus de Taxes, et encore, pas n’importe lequelles. Si on augmentait nos salaires ou nos retraites en conséquense, ce ne serait qu’une juste compensation.

    • Regarder sur Internet vous verrez plein de témoignage de trajet Paris-Marseille réussi avec un écart de temps de trajet qui n’est plus rédhibitoire.
      Mais il est vrai que le réseau de recharge n’est pas optimal. J’ai discuté à une borne avec un néerlandais en E-tron. Il a tout de suite reconnu qu’au pays bas, il n’y avait pas de problème, mais qu’en France c’était parfois un peu compliqué.

      Donc le problème n’est pas tant la voiture électrique, que son environnement encore trop peu développé.

  2. Gpl et bioethanol il y a moins de taxe à récupérer donc normal qu’on les oublient
    Ce qu’on donne d’un côté on le reprend de l’autre
    Comme d’habitude les ordinateurs de bercy on tourné à fond

    • Le GPL et éthanol ne sont pas oubliés.
      – Les voitures au GPL ont le droit à une vignette Crit’air 1, ce qui leur permet de rouler partout, même en période de pic de pollution. (DACIA/Renault viennent d’ailleurs de sortir cette année une nouvelle génération de moteur GPL).
      – Pour l’éthanol, l’état a homologué des boitiers de conversion.

      Donc ce sont aussi des solutions, qui sont aussi pris en compte.

  3. Dans quelques années, quand plusieurs constructeurs européens auront coulé, on se demandera comment nous avons pu être aussi faibles face à des technocrates tarés.

  4. Tout est bon pour ruiner l’industrie automobile,qui était il y a peu, était florissante en France! la manie anti co2 est devenue une religion ,alors qu’il n’ya aucune preuve qu’il ait une action prépondérante sur le climat, ne représentant que 0,04 pour cent de l’atmosphère.La voiture electrique n’est utilisable que pour des parcours domicile travail ,cela impose d’avoir une autre voiture pour les week’end et les vacances car, qui a envie de s’arréter tous les 200km pour recharger 45minutes (en admettant qu’il n’y est pas d’attente aux rares bornes de recharge!)quant aux hybrides(maintenant incontounables du fait des malus) c’est un peu un non sens car en plus d’avoir un moteur thermique capable de faire rouler la voiture,les moteurs electrique et la batterie representent un poids considérable a transporter en permanence!

    • – Tous les constructeurs jouent avec les mêmes règles, donc ils sont tous devant le même challenge. En général, les français sont pas mal pour s’adapter. Donc oui il va y avoir du changement et qu’il y aura des perdants, mais d’autres vont y gagner.
      – Savez vous que 200mg de cyanure peut tuer un homme de 80kg, donc le 0.04% qui vous semble insignifiant ont pourtant un effet réel et prouvé, contrairement à ce que vous affirmez .
      – Si en effet les bornes rapides sont encore trop rare, les choses changent en tout cas, je pars en vacances en voiture électrique depuis 5ans et je suis toujours arrivé à bon port. Les dernières voitures permettent de faire plus de 200km. il est vrai que la vitesse optimale est entre 110 et 120km/h (vitesse de recharge/surconsommation liée à la vitesse).
      – Pour les hybrides, je suis globalement d’accord, même si quelques micro-hybride (surpoids contenu) peuvent être intéressantes dans les grandes villes bouchonnées.

    • plusieurs choses :
      – Les taxes sur l’électricité sont déjà présentent (regarder vos factures).
      – L’électricité est produite sur le territoire, donc cela crée de l’emploi (Charge patronale).
      – Baisse du déficit commercial: le pétrole est la première dépense de la France avec les pays étrangers, argent qui pourra servir à investir en France.
      – L’air sera plus respirable dans les grandes villes, ce qui réduira les frais de santé pour la collectivité. Des études parlent de quelques centaines de milliers d’euros d’économie.
      – Moins de bruit dans les villes, ce qui signifie un sommeil de meilleur qualité et moins de stress en journée… là aussi moins de frais de santé pour la collectivité.

      Bref les milliards n’auront pas tous besoin d’être remplacés.

  5. Ce qui est délirant, c’est de voir l’acharnement de nos technocrates contre les voitures et sur l’aviation… rien !! Absolument rien !!
    De plus, convertir le parc automobile vers l’automobile rechargeable est une ineptie quand on sait que nous allons manquer d’électricité entre 2020 et la mise en service de l’EPR de Flamanville. Comment allons-nous faire alors ? Eh bien, nous allons importer de l’électricité « carbonée ».
    Que l’on enferme tous ces énarques dans un asile.

    • Contrairement à votre affirmation, l’aérien est bien mis à contribution avec la fermeture de lignes intérieures et d’autre mesures plus technique pour réduire certaines pratiques… comme faire voler des avions vides ou presque. La convention citoyenne a fait des propositions, ainsi que pour le secteur maritime.
      Quand au problème d’électricité, la pénurie est à craindre sur les heures de pointe 13h et 18-20h. En dehors de ces plages, il n’y a pas de risque. Personnellement je charge pendant les heures creuses entre 0 et 8h, donc sur des horaires,qui sont en sous-consommation. Avec un peu d’organisation, la voiture électrique n’est donc pas un problème pour le réseau.

  6. L’Europe impose des efforts tandis que d’autres dans le monde ne font rien …
    Pourquoi ne pas interdire en Europe les véhicules anciens comme les grosses américaines avec leurs V8 de 300 ou 400 CV … essence sympas mais bien polluants.
    On nous bassine avec le bilan carbone des voitures, que de dire des poids lourds qui sillonnent la France dont certains sont très polluants.
    En termes de bilans carbone quel est le bilan : d’un conflit armé ? d’un incendie gigantesque (Brésil ou Autralie), …. ?

    • Les véhicules anciens et autre gros V8, que vous dénoncez, sont souvent des véhicules qui ne font pas beaucoup de kilomètres, donc leur consommation importante est au final anecdotique.
      L’Europe n’est pas la seule a agir (d’ailleurs certains pays européen n’agissent pas vraiment), il y a de nombreuses prises de consciences sur tous les continents. Donc l’idée n’est pas de savoir qui est le premier et qui est le dernier, mais de réduire les émissions le plus vite possible…

  7. Bonjour,
    L’état français n’est pas aussi bête que ça, dans un premier temps il à remplacé la dénomination des taxes carburants pétrolier par la « taxe des produits énergétique », ce qui induit le fait que même si tous nous nous transformons en bon élèves et que nous achetons des véhicules dit propres, notre LINKI saura quand vous rechargez votre voiture et cette fameuse taxe sera donc appliquée! Quand aux hybrides, ces véhicules restent de la poudre aux yeux, une fois votre réserve électrique absorbé, ils fonctionne en thermique, sauf que comme le dit M. Carpentier, le poids est donc énorme et le petit moteur consomme le double que pour un véhicule classique. La transition n’est pas écologique, elle est financière!

    • C’est un hoax. Le linky est incapable de savoir qu’est ce qui consomme l’électricité. il ne peut faire la différence entre une voiture et un radiateur électrique, qui consomme à peut prés la même chose. Bref, si taxe il y a, ce ne sera pas à travers le linky.
      Pour le reste voir ma réponse au commentaire de @Carpentier.

  8. Je suis sidéré en lisant ces problèmes.
    D’un côté, nous avons une extrême urgence de dérégulation gravissime du climat par le CO2.
    De l’autrei, nous avons cette nécessité de se déplacer facilement avec des voitures très polluantes.
    Les constructeurs n’arrivent pas à nous fournir des voitures pas trop chères et économes.
    Qui va mettre 40 000 € dans une bagnole électrique ?
    Les moteurs électriques sont bcp plus fiables que les thermiques, Quid de tous les employés de la filière garagiste ?
    Les taxes sur l’essence vont fondre comme au soleil. Remplacées par quoi ?
    Qd il y aura la queue interminable aux bornes pour faire le plein des batteries, que va te il se passer ?
    Qd je regardes cette course aux chevaux, une voiture fournit au minimum 200 chevaux, qui franchement vont servir à quoi ?
    Il faut absolument que les constructeurs soient capable de nous fournir une berline ultra légère et moyennement puissante 100cv , pour éviter cette course à la consommation.

  9. Bonjour a tous,
    je suis surpris que pas un seul intervenant n’a parlé de l’hydrogène, ça marche du tonnerre, les chinois et les japonais misent actuellement sur l’évolution de l’hydrogène et nous les européens supérieurement intelligents somment à la botte des pétroliers, l’ hydrogène a fait ses preuve, extrait de l’eau c’est l’avenir de la planète ,personnellement je dirai le sauvetage de cette merveille qui nous a été confié et que nous sommes en train de détruire.
    Les détracteurs parle du prix de revient, de la dangerosité, pour le prix de revient comparons tout simplement avec le pétrole….. les millions de morts a cause de la pollution, les millions de malades a cause de la pollution, les catastrophe écologiques lorsqu’un pétrolier coule etc ….etc… la vie est quand même plus importe que l’argent, et surtout pensons à nos descendants .

    • Le plus gros problème de l’hydrogène est sa fabrication.
      Aujourd’hui il se fait principalement par vapocraquage de gaz, ce qui émet beaucoup de CO2. donc disqualifié par rapport à l’objectif.
      Il y a bien la fabrication par électrolyse, mais aujourd’hui le rendement est d’environ de 25%. C’est à dire qu’il faut 4kWh d’électricité pour produire 1Kwh d’hydrogène…. autant mettre l’électricité dans une batterie, le rendement est d’environ 80%… l’énergie qui ne pollue pas est celle qu’on ne consomme pas… ou mieux qu’on ne gaspille pas.

  10. Pour parodier Fernand Raynaud, on peut résoudre les problèmes de circulation en supprimant les voitures des ouvriers. C’est un peu l’esprit de la taxation. Au fait les membres de la CCC tirés au sort, ils représentent qui?

  11. Et les écolos se tapent sur le ventre d’avoir réussi à faire fermer Fessenheim !
    Le véritable challenge : faire rouler toutes ces voitures électriques avec des éoliennes… Je me marre 🙂
    Paris – Marseille un jour sans vent. MDR !
    Je garde mes vieilles bagnoles essence, un jour elles vaudront de l’or !

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