La voiture autonome, c’est pour demain

"Chauffeur, si t'es champion..." Le VW Touareg du DARPA Grand Challenge

“Chauffeur, si t’es champion…” Le VW Touareg du DARPA Grand Challenge

Comme tous les matins, vous êtes en retard : vous attrapez votre mug de café, une viennoiserie, le journal du matin et les clés de votre voiture. Vous programmez le GPS sur l’adresse du bureau, puis inclinez le dossier de votre siège, poussez un soupir de soulagement et terminez votre petit-déjeuner en route, tout en feuilletant votre quotidien. Danger public ? Pas du tout : votre voiture conduit à votre place ! Les futurologues en avaient rêvé, mais la technologie est aujourd’hui prête, et la voiture autonome roule déjà !

Les amateurs de science-fiction se rappellent sans doute de Total recall, de Paul Verhoeven, avec Arnold Schwarzenegger et Sharon Stone. Adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick, ce film – dont je vous recommande chaudement la vision ! – narre les aventures rocambolesques d’un maçon qui se retrouve embringué dans une histoire d’espionnage entre la Terre et Mars. L’action se déroule en l’an 2084, et l’on voit notre héros voyager à bord d’un “Johnny Cab”, un taxi automatisé qui fait apparemment partie du quotidien.

Johnny Cab peut même faire la conversation ! (Total Recall, 1990)

Johnny Cab peut même faire la conversation ! (Total Recall, 1990)

Qui n’a pas rêvé de tranquillement finir sa nuit, regarder la télévision ou travailler dans sa voiture pendant le sempiternel trajet domicile-bureau ? Ce rêve est en passe de devenir réalité, et si l’on en croit les spécialistes, les dernières barrières ne sont pas d’ordre technologique, mais légal.

J’ai ainsi pu assister à la démonstration du Cybergo, un véhicule de transport de personnes en milieu urbain conçu par la société française Induct. L’engin reste en apparence plutôt rustique, avec une propulsion électrique, une vitesse maxi de 25 km/h et une allure de “cable car” de San Francisco. Mais plus que le véhicule en lui-même, c’est son électronique qui mérite l’attention.

Le Cybergo : jusqu'à huit passagers... mais toujours zéro chauffeur.

Le Cybergo : jusqu’à huit passagers… mais toujours zéro chauffeur.

Car le Cybergo sait aller tout seul du point A au point B, en s’arrêtant pour laisser passer les piétons, en détectant les autres véhicules et les obstacles sur son parcours. Tout ceci grâce à une batterie de capteurs : 6 caméras, 4 télémètres laser, 3 puces GPS. L’ensemble est redondant afin d’assurer un fonctionnement sûr même en cas de défaillance d’un équipement. Le Cybergo est destiné à la desserte des sites industriels sur le dernier kilomètre, et sa vitesse bridée à 25 km/h lui permet de passer outre la législation sur les automobiles, qui prévoit qu’une voiture doit obligatoirement être pilotée par un conducteur… humain.

Pourtant, pour Pierre Lefèvre, directeur général d’Induct, la technologie est prête pour passer à la vitesse supérieure. “Aujourd’hui, le ‘cerveau’ électronique du Cybergo analyse la situation 200 fois par seconde : c’est beaucoup plus rapide qu’un cerveau humain ! Les temps de réaction sont donc beaucoup plus courts. C’est vrai que pour l’instant on ne voit qu’à 200 mètres, et si l’électronique a tendance à faire un peu trop ralentir à l’approche d’un obstacle, c’est parce que nous avons vraiment mis la sécurité en avant. Mais nous avons déjà participé au DARPA Grand Challenge en 2007 : 100 km en ville, sans conducteur, au milieu d’autres véhicules, avec des piétons…!”

Le groupe Volkswagen est également en pointe sur l’automatisation de la conduite. Le constructeur allemand travaille depuis plusieurs années en coopération avec l’université de Stanford, et a récemment lancé une Audi TTS sans conducteur à l’assaut de la légendaire route de Pikes Peak :

Sur les rangs figure également Google, qui a fait rouler pendant plusieurs mois ses Prius autonomes entre San Francisco et Los Angeles. Bref, la mobilité automatique est en marche… pour tout le monde et tout le temps ? Pierre Lefèvre tient à rassurer les passionnés que nous sommes : “J’adore les voitures, mais soyons clairs : conduire une Aston Martin dans les embouteillages ne procure aucun plaisir !”

Une Google Car surprise en plein trafic

Une Google Car surprise en plein trafic

7 réflexions au sujet de « La voiture autonome, c’est pour demain »

  1. Vu le nombre de gens qui aiment conduire, ce ne serait pas plus mal.
    Mais comme d’habitude, ce que je crains, c’est que si nous ne sommes pas tous en mode auto, il y en a qui ne pourront pas s’empêcher de faire des abus de pouvoir ne serait ce que pour s’amuser ( comme toujours d’ailleurs ).

  2. en décentralisant les entreprises,on a rendu les personnes accros de la voiture,autonome ou
    électrique nous sommes toujours dépendants.
    est-ce une manière déguisée pour nous canaliser ou pour garder a l’industrie automobile
    sa notoriété.
    je ne suis pas contre mais!!!!!!prudence et sagesse sont les maitres mots

  3. Si vous n’aimez pas conduire, s’il vous plait, prenez les transports en commun.
    Encore une réponse à un problème qui n’existe pas, et en effet je ne me gênerais pas pour sortir du troupeau de mouton mode auto.

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