Quatre roues motrices, pourquoi faire ?

Nostalgie... une Mercedes W124 4Matic !

Nostalgie… une Mercedes W124 4Matic !

Si elle s’est rendue indispensable en championnat du monde des rallyes, la transmission intégrale n’a jamais vraiment réussi à s’imposer au grand public. Même ceux que l’on nomme “4×4 de loisirs” deviennent de plus en plus souvent de simples “crossovers” à deux roues motrices. Une tendance qui touche même des constructeurs spécialisés dans le tout-terrain, comme Land Rover. Mais au fond, y perd-t-on vraiment au change ?

Dans les années 80 et 90, la planète automobile ne jurait que par les “Intégrales” : l’éclatant succès des voitures à 4 roues motrices en Groupe B avait incité les constructeurs à adapter cette technologie sur les voitures de série. On a vu alors émerger de nouveaux badges : “Quattro”, “X4”, “iX”, “4Matic”, “Quadra”… Présentée comme solution d’avenir, la transmission intégrale a rapidement trouvé ses limites. Entraînant un surpoids conséquent (facilement 150 kilos à l’époque), une surconsommation gargantuesque et affichant une fiabilité parfois douteuse, cette technologie a subi un rapide reflux. À quelques rares exceptions près, les constructeurs généralistes ont déserté le créneau, laissant essentiellement à Audi le soin d’occuper le terrain.

L'Audi Quattro au salon de Genève 1980

L’Audi Quattro au salon de Genève 1980

L’émergence des 4X4 de loisirs dans les années 2000 a donné un second souffle à la transmission intégrale. Les Toyota RAV4, Nissan X-Trail et autres Honda CR-V ont profité des progrès des différentiels (plus légers et moins énergivores), des gestions électroniques du comportement (ESP) et des moteurs diesel (performants et sobres) pour relancer la technologie. Mais patatras ! L’arrivée voici quelques années des mécanismes de bonus/malus écologiques et autres pénalités indexées sur les émissions de CO2 remettent la transmission intégrale en péril. Pour autant, il n’est pas obligatoire d’entonner le chant du “c’était mieux avant”. En effet, si l’on fait le point, les quatre roues motrices ne sont vraiment pas un passage obligé.

Toyota RAV4 (2000)

Toyota RAV4 (2000)

D’abord, les sportives ont appris à s’en passer, qu’elles soient en traction avant (Ford Focus RS, Renault Mégane RS) ou en propulsion : la BMW M5 F10 fait passer les 680 Nm de son V8 biturbo aux seules roues arrière. Les progrès des géométries de suspensions et l’apparition de différentiels pilotés par l’électronique ont été déterminants.

BMW M5 : 560 chevaux, 680 Nm de couple... et seulement deux roues motrices !

BMW M5 : 560 chevaux, 680 Nm de couple… et seulement deux roues motrices !

Ensuite, les pneus thermogommes ont fait des progrès colossaux ces dix dernières années, tant en confort et en silence de roulement qu’en efficacité à basse température et sur la neige. À tel point que certains automobilistes les utilisent désormais toute l’année.

Pneu thermogomme Continental

Pneu thermogomme Continental

Enfin, il faut se rappeler que l’intelligence des transmissions intégrales modernes ne se situe plus dans les différentiels (désormais généralement de type ouvert), mais dans l’électronique qui gère des blocages artificiels des dits différentiels en actionnant les freins de la roue qui patine, entraînant par la même un transfert du couple vers la roue opposée. Une technologie couramment (et quelque peu abusivement) dénommée “blocage électronique du différentiel”… et parfaitement adaptable à un véhicule à deux roues motrices.

Molette du Grip Control de PSA

Molette du Grip Control de PSA

Le groupe PSA a par exemple développé son système Grip Control, qui supplée à l’absence de différentiel à glissement limité… pour une fraction du coût. Même Land Rover a adapté l’antipatinage de son Range Rover Evoque à deux roues motrices afin de faciliter les démarrages sur sol glissant, y compris en côte. Sans parler des descentes enneigées, où les 75 kilos gagnés par rapport à la version intégrale sont autant d’économisés pour éviter de faire de la luge !

Dans cette situation, une transmission intégrale ne serait guère utile...

Dans cette situation, une transmission intégrale ne serait guère utile…

Bref, coûteuse à l’achat et à l’usage, pénalisante dans certaines circonstances, la transmission intégrale n’est plus la panacée. Elle restera certes incontournable pour certaines sportives “tous temps” et pour les “vrais” franchisseurs… mais qui s’amuse encore aujourd’hui à emmener son 4×4 de loisirs dans la boue ?

29 réflexions au sujet de « Quatre roues motrices, pourquoi faire ? »

  1. 4 roues motrices, pourquoi faire ? pour faire des temps cannons sur le circuit avec un véhicule de plus d’une tonne sept qui a une cinquantaine de cheveaux de moins que ses concurents. Pour rouler beaucoup plus vite en courbe, en effet, Jeremy Clarkson disait lors de l’essai de la Mitsubisho evo X qu’il pouvait aborder des virages nettement plus vite avec la japonnaise qu’avec des gallardo ou des f430… Mais pour ça, encore faut-il que la transmission intégrale soit vraiment performante, comme celles de la nissan gt-r ou celles de la mitsubishi evo X, sinon l’interet est en effet limité.

  2. Habitant un pays de montagne, les 4 roues motrices sont un atout pour la sécurité et même (si,si !) un plus pour le plaisir de “motricer” dans la neige. Dans ma région, les 3/4 des Audi vendues semblent être des Quattro. Les Subaru sont courantes aussi.
    Un suv en 2 roues motrices n’a aucun intéret. C’est une aberration automobile. Mais ca fait rentrer de la monnaie chez les constructeurs spécialisés, avec laquelle ils peuvent continuer à dévellopper de vrais 4×4, alors…
    Concernant une GT ou une sportive, je reste à l’ancienne : propulsion et essence. Le plaisir avant tout !

  3. Les développements actuels de la “technologie” hybride, nous permettrons surement de disposer de véhicule alliant les intérêt d’une transmission intégrale avec des baisses de consommations attirante pour l’utilisateur. Sa gestion serra certainement électronique et
    l’adaptation à des véhicules déjà existant demanderait un minimum d’effort. Je pense que des tas de propositions circulent déjà, et qu’il y en aura de très intéressantes. Pour du plaisir et de la performance.

  4. J’habite en montagne, a 1400m, quasiment tous les habitants de mon village sont en 4X4, allroad, panda, jimny, defender, etc…..
    Les constructeurs sont de plus en plus poussé a réduire les émissions donc la conso des véhicules. la transmission 4×4 engendre plus de frottement et alourdit, donc cela fait grimper la conso, alors les constructeurs en font de moins en moins tout simplement, mais de grâce, ne comparez pas 4X4 et 4X2 même avec le meilleur système de gestion de la motricitée !
    Sur le bitume 100% d’accord avec le texte, certainement écrit par un citadin, par contre j’invite l’auteur a tester in situ durant 5ans d’utilisation en montagne et on verra!
    Il est vrai que pour 80% des utilisateurs un système bien géré peu faire l’affaire.
    Je roule en jimny, il est en propulsion au moins 80% du temps, mais lorsque je passe en 4X4 c’est vraiment notable en milieu boueux ou sur route blanche.
    Bref, il est polyvalent, consomme peu, pour moi c’était ça la bonne solution sobriété/motricité.

  5. Moi je viens d’acheter un Mini Countryman All4.. j’ai bien choisi cette voiture parce que on avait la version ALL4.. J’ai un appartement en montagne et j’aime skier et arriver tôt a les pistes… c’est genial… cela signifie un plus de securite et de plaisir conduite… le surpoids n’est pas terrible due a la technique actuelle, et ça marche tres bien aussi sur les courbes en mouillé… l’electronique et les roues thermiques sont geniales.. mais si on les combine avec le ALL4 ça donne un vrai surplus en termes de conduite.. et securité..
    Ma derniere voiture etait bien equipé de toute electronique et des thermogommes mais, c’est n’est pas la meme chose…
    A mon avis ce sont les temps qui nous menent a des vrais cons qui achetent des voitures avec “look” 4×4 crossover avec des 4×2 qui ne servent que a ·”épater le voisin”.. ou des autres qui vont avec des 4×4 enormes mais avec des roues non thermiques et qui font glisser les 4 roues…. mais ça c’est toute une autre histoire….

  6. Bonjour à tous ! Je m’attendais évidemment à avoir quelques réactions de nos lecteurs montagnards (et oui, vous l’avez deviné, je suis un citadin, automobiliste des plaines qui ne voit que trop rarement les routes en lacets des Alpes, des Pyrénées ou de l’Auvergne !)

    Le but de mon papier, au titre quelque peu provocateur ( 😉 ) était de relativiser l’intérêt des “4 roues Maurice” pour le conducteur lambda. Investir 2 000 à 3 000 euros de plus à l’achat, 0,5 à 1 l/100 km de plus pendant toute la possession de l’auto pour au final passer une semaine par an au ski, est-ce bien raisonnable ? Surtout qu’il vaut mieux avoir deux roues motrices et 4 pneus thermo que quatre roues motrices et des pneus été ! Bref, casser un peu le mythe du “4 roues motrices, c’est plus safe” (en accélération oui, mais le reste du temps ?) et rappeler que les systèmes antipatinage ont bien progressé.

    @electrothermic : excellente remarque. Lexus a d’ailleurs été pionnier dans le domaine de la transmission intégrale “électronique” avec le RX400h, aujourd’hui suivi par PSA (3008 Hybrid4, Citroën DS5 Hybrid) et bientôt par Volvo (V60 Hybride). Mais ces systèmes n’apportent que partiellement satisfaction : s’ils règlent le problème de la surconsommation, ils ne solutionnent pas celui du poids et n’offrent pas le même niveau d’efficacité qu’une vraie transmission intégrale.

  7. Bonjour à tous , je voudrais juste illustrer le débat par un exemple qui a certes ses limites mais qui n’en reste pas moins concrètement efficace : vous remarquerez le nombre encore important de CITROEN AX et FIAT PANDA en simples tractions avants , qui circulent dans nos montagnes l’hiver : leur légèreté et leur souplesse font merveille .
    Bien sûr on ne peut pas transporter une famille entière mais quand on voit des personnes circulant toujours seules dans leur 4X4 de 2.5 tonnes on peut effectivement s’interroger sur la bonne approche du problème !

  8. J’habite à l’année en montagne à 1700 m. Je suis passé du X5 à la 530i Touring deux roues motrices, pas pris la 530iX (4×4) car elle pèse 100 kg en plus et consomme 1 à 1.5l en plus.
    J’ai constaté qu’avec les pneus hiver ça roule à merveille et la voiture est nettement est plus stable sur la neige et surtout en descente que la X5 en pneus M+S. J’ai essayé le Jimny sur la neige dimanche passé, c’est clairement bien pour les montées très raides mais ça s’arrête là. Pour le reste, c’est une conception d’une autre époque qui part dans tous les sens dans les virages, avec une suspension limite dangereuse sur route dégradée.

  9. Bonjour,
    professionnellement familier des 4×4 dans de très nombreux pays, j’ai été durant 30 ans très réservé sur la justification d’en utiliser un en France, hormis raisons professionnelles en des sites très particuliers. Mais j’en suis au 3° break Subaru GPL à traction intégrale et en boîte automatique pour 500 000km effectués ces 7 dernières années. C’est incomparable que ce soit en ville, sur route, autoroute, chemins agricoles….ce n’est pas un 4×4 mais j’ai été bluffé 2 fois par où je suis passé,
    la consommation est raisonnable pourvu qu’on reste raisonnable sur autoroute (boîte auto+régulateur de vitesse= 1l à 1,5l EN MOINS, si,si), longévité des pneus sur 60000km minimum selon usage hors bitume. Ce sera hélas le dernier, Subaru ayant décidé de passer au diesel (+ de poids et – de puissance) et plus de boîte auto. Vraiment dommage, je ne connais rien d’équivalent.

  10. Excellent papier ! J’explique mon point de vue : Il y a pas mal d’années j’ai possédé successivement un Range-Rover (1er génération), un Patrol GR et un HDJ80 pour finalement revenir aux berlines traditionnelles. A “l’époque” on pouvait faire du “tout terrain” facilement, la législation était moins stricte et pour pratiquer du franchissement, rouler dans la boue, le sable les “intégraux” étaient le passage obligé, mais la monte en pneus spécifiques également…
    Aujourd’hui quasiment personne hormis les “montagnards” n’ont besoin de 4×4, et encore ces véhicules ne seront qu’efficaces qu’avec une monte de pneus neige…comme sur les 4×2 en fait.
    Récement j’ai pu tester le Kuga 4×4 et le 4×2 et niveau comportement routier/sécurité je suis resté dubitatif, car où le 4×2 sousvire le 4×4 survire (accélération en virage très serré sur sol moullié). J’ai trouvé également le 4×2 plus agile et plus équilibré. Sincèrement, je pense que les SUV 4×2 sont des produits intéressants dans le sens où plus personne ne pratique de tout terrain, consomment moins, poluent moins, sont plus vifs et possèdent une garde au sol vraiment intéressante à une époque où la majorité des voitures possèdent des jupes et bas de caisses qui frottent au moindre trottoir, bosses où dos d’âne un peu raide.

  11. Habitant les Pyrénées, je vous convie à venir chez moi pour tester votre voiture à 2 roues motrices en hiver. Vous m’en direz des nouvelles. J’avais une BMW 525 que j’ai revendue très rapidement de peur qu’elle ne se détruise en chemin (c’est le cas de le dire). Bref, pour avoir la pais, vive le 4X4…. par chemin de terre cabossé pour arriver chez moi

  12. Est ce encore une analyse parisienne……… ou une provocation tendancieuse ?
    vivre en montagne et surtout en pays isolé , avoir un métier où il est impératif d’arriver (et de repartir) à l’heure, exigent d’assurer.
    Une deux roues motrices malgré effectivement les progrès réalisés ne permet pas d’assurer …
    certes en pays plats et bas cela ne se justifie pas du tout !

    Dans ma bm XD , j’ai toutefois toujours la pelle la couverture et une bougie ( je vous assure que ça chauffe ) au cas où les congères deviennent infranchissables..;

    Donc mi figue mi raisin , ni pour ni contre, mais bien au contraire !!

    Ha si j’avais les moyens, je prendrai une auto pour chaque saison afin d’éviter l’été, de montrer le XD accroché à la malle arrière à ces parisiens adorés….

  13. Tout le monde est d’accord sur l’efficacité des thermogommes, mais pro le “parisien” se rendant au ski pour une semaine, un coût d’équipement d’au moins 1000€ est impensable.
    Donc il cherche à monter à la chance sans le moindre équipement à monter (au mieux des chaînes qu’il n’a jamais changé et qu’il devra poser sur le bord de la route avec l’épouse qui tient la lampe de poche et qui lit la notice de montage). Moralité: s’il a 4WD, même sans thermos, il montera et ne bloquera personne donc ne dissuadons pas le 4WD pour le 2WD

  14. Je pense que le 4×4 sur tous véhicule est un facteur de sécurité en ameliorant la tenue de route aussi bien en acceleration, en virage et au freinage, se poser la question me parait plus tenir de considération économiques que de réels soucis d’efficacité.

  15. Bonjour ! @ Vincent : pourquoi le système devellopé par PSA pour la future 508 est-il moins efficace qu’une “vraie traction intégrale” ? Le temps de réaction ? Je trouvais ce système séduisant sur le papier. Les Audi Quattro aux moteurs transversaux sont aussi des tractions en temps normal à l’inverse de celles aux moteurs longitudinaux. J’ai souvent lu que c’était moins bien, mais dans la pratique, qu’en est-il ?

  16. @Outdoor74 : Bonjour ! Les limites du système Hybrid4 de PSA ne sont pas dans le temps de réaction, mais d’une part dans le fait que le moteur électrique du pont arrière ne développe que 37 ch (il ne peut donc aider que pour la phase de démarrage), et d’autre part dans le fait que ce système n’effectue aucun renvoi de couple sur le pont arrière. Du coup, le train avant perd de la motricité lors d’accélérations brutales (jusqu’à ce que l’antipatinage n’agisse).

    Bref, ça marche, ça dépanne bien, mais ça ne transformera pas une 508 RXH en Subaru Impreza 🙂

  17. Bonjour, à tous

    Je suis propriétaire d’une skoda superb combi ( break ) en 2.0 CRTDI 170ch et 4 roues motrices.

    Pourquoi j’ai choisi un 4×4 ?

    – Certainement pas pour le prix ; j’ai du débourser 1.600,00 € de plus par rapport au modèle équivalent en 2 roues motrices.
    – Pas pour la consommation non plus, une transmission intégrale c’est facilement 0,5 à 1,00 L en plus au 100 Kms.
    – Mais bel et bien pour le plaisir de la conduite, et de la tenue de route.

    Par rapport à une voiture identique en 2 roues motrices, il n’y a absolument aucune comparaison possible. En virage sur route enneigée ou très humide c’est un autre monde l’électronique calcule la vitesse de chaque roue et empêche justement la voiture glisser de l’arrière… de se retrouver en tête à queue, etc
    Idem au démarrage en côte, sur route humide, enneigée ou sur les lignes blanches humide à un carrefour.

    Au niveau des pneus, il y a également un grosse différence avec 2 trains de pneus neuf je parviens à faire près de 85.000 km en permutant AV et AR tout les 20.000 Km
    ( Michelin Pilot Exalto – 225/40 R18 )

    Bref, je voudrai plus revenir à une 2 roues motrices.

  18. Bonsoir à tous.
    Comme professionnel dans l’automobile depuis 35 ans et ayant conduit dans ma vie pratiquement tout ce qui roule, je pense pouvoir donner un avis éclairé sur la question. C’est un fait que le progrès technologique, l’électronique et les pneus thermogommes ont apportés un sacré plus dans la tenue de route et le grip des deux roues motrices MAIS sur route glissante et avec une monte de pneus identique, aucune 2 roues motrices (et encore moins une propulsion) ne peut rivaliser avec une 4 roues motrices. J’irais même plus loin en disant que même sur le sec une “quattro” apportera toujours plus de sécurité, permettra de passer les courbes à plus grande vitesse sans strees et pardonnera à un conducteur lambda quelques erreurs de pilotages impardonnables et parfois mortelles en 2 roues motrice (tout le monde n’est pas pilote pro capable de jouer du talon-pointe)
    Pour en revenir à un SUV en deux roues motrices, çà ne sert à rien si ce n’est d’avoir un peu plus de garde au sol mais un poids généralement supérieur à une voiture standard qui lui permettra finalement de passer moins bien sur la neige qu’un véhicule léger traction avant (souvenez vous des 2CV et des 4L qui passaient pratiquement partout). Une Clio, une Panda, passera mieux dans la neige qu’une Mercedes ou une BMW c’est certain…Ne parlons même pas d’une sportive du type Ferrari qu’il vaut mieux oublier sur route enneigée si on ne veut pas jouer au kamikaze…
    Un vrai 4×4 avec une bonne monte de pneus (pas trop large c’est mieux) passera partout.
    Sur le sec et mouillé la voiture qui m’a vraiment bluffé était une Audi R8, c’est comme un karting mais sur des rails,bien mieux à mes yeux en utilisation journalière qu’une F430 par exemple.

    Avis perso. Salutations.

  19. Schlesser a prouvé qu’il n’était pas nécessaire d’avoir un 4×4 pour courrir le Paris-Dakar ; j’ai aussi testé avec 5 personnes à bord les buggies VW 4×2 (au Brésil)qui grimpent et dévallent les dunes dans des conditions aléatoires sans jamais se planter ; alors les fanfarons citadins en 4×4 qui escaladent les trottoirs ou réussissent à tanquer leurs caisses dans 20 cm de neige me font doucement rigoler et en plus si l’électronique ne leur calcule pas la vitesse à laquelle chaque roue doit tourner y compris la roue de secours , ils ne sont pas foutus de rester sur la route , c’est vraiment n’importe quoi , achetez une brouette !!!

  20. JOEL. C’est que les dunes que tu as grimpé n’étaient pas bien méchantes sans quoi tu te serais planté là où même un 4×4 peut d’ailleurs se planter.
    Le buggies de Schlesser il ne roule pas sur les dunes, il les survoles-)Léger (par rapport aux 4×4) hyper puissant et adapté au terrain avec entre autres des roues arrières sur dimensionnées et un système de gonflage/dégonflage commandé du poste de pilotage. Les roues avant à l’inverse sont étroite pour faciliter le guidage dans le sable et présenter moins de résistance face aux roues non motrices.
    Ne comparons ce qui n’est pas comparable sans quoi on pourrait dire aussi qu’une formule 1 est une propulsion et colle à la piste. Peut-on comparer une formule 1 à une propulsion de Monsieur tout le monde, comparer une piste à nos routes et comparer les pilotes?
    Inutile en effet d’avoir un Hummer pour rouler dans Paris ou sur des routes qui sont bien dégagées/salées en hiver mais tout le monde est libre d’adapter le choix de son véhicule à sa région et aux routes qu’il fréquente.
    Celui qui habite en montagne, en pleine campagne ou dans une région assez vallonnée et pas dégagée régulièrement en hiver que fait-il avec une deux roues motrices quand une couche 10 cm de neige se transforme avec le vent en congère à certains endroits de 50cm? Il prend un congé intempérie? Preuve en est déjà quand on voit sur nos routes (et même autoroutes) les véhicules bloqués avec seulement quelques malheureux cm qui tiennent.

  21. Merci Vincent pour l’appréciation de mon commentaires et les renseignement éclairé sur le marché actuel.
    L’automobile est bien affaire de sentiments, les 4×4 aussi. Selon moi l’automobile est foncièrement imparfaite.

    Mais là ou j’entends parler de possibilité de déplacement ou de franchissement de la difficulté (neige compatible avec de faible puissance) je vois aussi l’attrait de la performance (souvent synonyme de puissance dans l’automobile d’aujourd’hui). Je crois que nous n’aurons pas de consensus sur l’idéal, mais nous avons tous trouvé le modèle suffisamment satisfaisant.

    J’aimerai un différentiels à glissements limité sur une 4×2 berline ou citadine. Je veux dire par là que de tels systèmes rend beaucoup plus accessible, le franchissement de difficulté courantes sur les réseau routiers (alpins ou pas). Et devraient même faire l’objet d’options technique des véhicules. Pour être libre de choisir la technologie qui nous convient le mieux dans le véhicule que l’on préfère. Certain artisans le propose avec certaines marque. Je pense à DANGEL. Le marché des professionnel est l’essentiel de ces activité, et faire modifier son véhicule après sa fabrication revient plus chère.
    Si la gestion électronique amène des tas de chose aussi dans ce domaine. C’est encore affaire de sensation. Et après certaine mésaventure de dépannage électronique hors de prix.
    Ca n’aura pas forcément bonne presse avec moi.

    J’adore le franchissement, et quelque soit la condition de route et le véhicule, je tiens d’abord compte de ce que le véhicule peut faire sans chercher à dépasser ces performance. Je crains trop de sortir de la route pour rechercher la vitesse sur route ouverte.
    Et paradoxalement la sécurité apporté par une transmission intégrale, je m’en passe. En comptant aussi ne pas me faire surprendre, par une condition extrême au détour d’un virage.
    Qui va piano va sano.

  22. Je trouvais mon ex 407 bien accrochée au bitume mais depuis que je me suis fais plaisir avec l’acquisition d’un Audi A4V6 diesel Quattro Cabrio de 233 cv, je dois reconnaitre qu’il n’y a pas photo, c’est une bombe qui ne décroche pas du macadam, je m’amuse comme un gamin sur les petites routes bosselées et tortueuses et même sur route mouillée. Ou une deux roues tire tout droit, une quattro passe sur des rails sans défaillir et c’est bon à prendre. Et pour la consommation, je faisais 8,5 l (j’ai le pied lourd) avec une 407 de 136 cv, je fais 8,7 l avec une A4 de 233 cv, faut pas s’en priver…

  23. Bonjour,
    Travaillant chez Peugeot, j’ai suivi une formation pour l’entretien des versions hybrid4 de la gamme Peugeot. Une chose dont personne ne parle, c’est des limites du système hybrid4 de Peugeot. Pourquoi personne n’informe les gens que dans certaines conditions, le système hybrid4 ne fonctionne pas, donc pas de 4×4. Les 2 conditions les plus significatives sont :

    1) dès 80 km/h, le système montre des signes de fatigue et à 120 km/h, il se coupe. Donc on retrouve une simple traction. Certains vont dire mais on ne roule pas à cette vitesse sur routes enneigées. Oui, mais sur autoroute par temps de pluie? Donc la stabilité en ligne droite se prend un peu une claque, non?

    2) dès l’altitude de “seulement” 1’500 mètres, idem, le système se coupe et ne fonctionne plus, donc à nouveau plus de 4×4. Super l’hiver pour aller en station, non? juste de faire le col des Mosses ou le Chasseral on est déjà au dessus des 1’500 mètres.
    Mais ni Peugeot, ni vous spécialistes de l’automobile ne prenez la peine d’informer les futurs acheteurs de ces voitures.
    En téhorie, le système est bien, en pratique, il manque de développement vu les limites d’utilisation. Et je n’ai donné que 2 exemples, il y en a d’autres encore.
    Et pour ma part, j’habite aussi en montagne et je roule en 4×4 l’hiver. Car en plus je suis pompier et je n’ai pas le temps de dégager la neige de mon garage en pleine nuit (quand il faut partir en intervention), mais avec le 4×4, ça passe. Et le mien c’est un Honda CRV de 2007 essence et je ne consomme que 7,8 litres/100 km.

  24. Bonjour ctr,

    Concernant la désactivation du moteur électrique du 3008 Hybrid4 à 120 km/h, Peugeot l’admet sans honte et la presse dans son ensemble l’a signalé.

    En revanche, je découvre la limite des 1500 mètres dont vous parlez. Je vais me renseigner, car je n’en ai jamais entendu parler.

  25. Bonjour,
    Renseignement pris chez PSA, le moteur thermique fonctionne effectivement en permanence passé 1500m.
    Mais, pour autant, cela ne veut pas dire que le moteur électrique n’est plus utilisé. Cela veut juste dire que l’on ne peut plus rouler en zéro émission. Donc finalement c’est encore mieux que ce vous supputiez CTR, au moins pas de risque de se retrouver en propulsion.
    La raison de ce fonctionnement c’est de maintenir la dépression dans le circuit de freinage.

    • Merci _Zeb_ pour cette utile précision. Oui, en effet, à moins d’habiter Mexico, le fait de pouvoir rouler en mode 100% électrique présente peu d’intérêt à de telles altitudes 🙂

  26. Ping : « Quattro » Haldex : stop ou encore ? sur le blog Motorlegend Motorshift

  27. Je viens de faire l’acquisition d’un Nissan Prairie deuxième génération 2,4l et l’auto, qui ne paye pas de mine” est un véritable “kart”. Plaisir tout temps, tout le temps. Pneus de petites tailles, jantes 14, il permet de passer “presque partout” avec son moteur pêchu (133ch) et son gabarit. Comme d’habitude, le seul point noir est la consommation. On ne peut pas tout avoir …

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